Trois de nos associés (Robert Guillaumond, Denis Santy et Alban Renaud) ont participé, à divers titres (Robert Guillaumond étant membre de la Délégation officielle), aux manifestations organisées dans le cadre de la visite d’Etat effectuée par François Hollande en Chine, les 25 et 26 avril 2013.Ils en ont rapporté l’appréciation suivante 

Sur le plan diplomatique, la visite de François Hollande en Chine a permis au Président, à cinq de ses Ministres, à divers parlementaires et Présidents de Région, de rencontrer, en présence d’une cinquantaine de responsables d’entreprises françaises les plus importantes, leurs homologues chinois, dans le cadre formel et solennel d’une visite d’Etat. Cette visite a donné lieu à de multiples manifestations, dont un dîner d’Etat, et un rare déjeuner de François Hollande et sa compagne à la résidence du Président Xi Jinping. La rencontre de François Hollande avec le Président Xi Jinping (qui, pour l’occasion, recevait à Pékin, un Chef d’Etat étranger pour la première fois), et avec le premier ministre Li Kepiang, était annoncée et considérée par ceux-ci (les uns et les autres, nouvellement désignés dans leurs fonctions) comme l’opportunité d’ouvrir une nouvelle ère dans les relations franco-chinoises. 

Cette visite sera sans doute suivie rapidement d’une visite à Paris du Président Xi Jinping (peut-être en fin d’année 2013), de la célébration en 2014 du 50ème anniversaire de la reconnaissance internationale par la France (par le Général de Gaulle) de la République Populaire de Chine, et peut-être (les discussions sont en cours), de l’accord qui sera donné par la Chine à la tenue à Paris de la prochaine conférence Climat, ainsi que de la contribution française à la désignation de la Chine à la présidence du G20. Ce dernier enjeu est de très grande importance et de nature à parachever, si la Chine, d’une part, et les autres puissances d’autre part, le confirment, l’intégration de la Chine à la définition et à la mise en œuvre de la régulation économique mondiale.

Sur le plan économique, et alors que les relations entre la Chine et l’Union Européenne se sont fortement tendues du fait de l’ouverture par l’Union Européenne de procédures anti‑dumping à l’encontre de la Chine, notamment dans le domaine des panneaux solaires, Chine et France ont confirmé leur volonté de refus du protectionnisme et leur volonté d’étendre leurs relations commerciales. La France a manifesté avec force et constance le souhait de rééquilibrer les échanges commerciaux avec la Chine dont le déséquilibre (27 milliards d’Euros en 2012) représente plus du tiers du déséquilibre global annuel (en 2012) de notre commerce extérieur. A cette fin, François Hollande a répété à ses interlocuteurs qu’il agirait aux fins de lever toutes les barrières (par exemple en matière de visas) qui freinent, à l’heure actuelle, l’investissement chinois en France, et son désir de voir Paris devenir, en Europe, un centre d’affaires important pour la Chine.

Le Forum économique franco-chinois qui s’est tenu à l’occasion de cette visite sous l’égide du Comité Franco-Chine et du MOFCOM a été l’occasion de souligner la complémentarité des économies franco-chinoises dans 4 domaines :

- l’agroalimentaire, en raison de la politique d’autosuffisance alimentaire menée par la Chine, et de la nécessité conséquente, pour la Chine, de parfaire la sécurité et la qualité de sa propre industrie agroalimentaire ;

- le développement durable urbain, en raison de l’urbanisation à marche forcée de la Chine et de la qualité des entreprises françaises dans le domaine des « utilities » ;

- la santé, en raison du vieillissement programmé de la population chinoise ;

- l’économie numérique, en raison de la puissance des industries chinoises et des besoins européens, la Chine répétant par ailleurs l’intérêt porté à la coopération dans le domaine aéronautique (qui représente 30 % de nos échanges) et nucléaire.

Parallèlement à ce forum, UBIFRANCE a organisé une rencontre très réussie entre une cinquantaine de PME/ETI et les quelques cabinets d’avocats français titulaires d’une licence d’exercice (dont ADAMAS), consacrée à la pratique des affaires en Chine, et aux rôles respectifs d’UBIFRANCE et des avocats.

Sur le plan commercial, cette visite a été l’occasion de signer (ou resigner) 18 contrats dans les domaines évoqués ci-dessus, ainsi que dans les secteurs plus traditionnels de l’aéronautique et du nucléaire.Parmi les contrats qui ont ainsi donné lieu à l’onction présidentielle, figurent deux affaires d’une extrême importance, menée à bien par les équipes d’ADAMAS à Pékin et Shanghai, l’une en matière agro-alimentaire pour le compte de COOPERL (joint venture ayant pour objet la construction et l’exploitation d’une très importante ferme de sélection animale), l’autre en matière de transport urbain pour le compte de KEOLIS (accord avec Shanghai Metro ayant pour objet la construction et l’exploitation de métros urbains, tramways et trains régionaux en Chine). 

Par ailleurs, une partie de la Délégation française a été reçue, à Shanghai, par divers responsables de la Région Rhône-Alpes, dont Jean-Jacques Queyranne, à l’Institut Paul Bocuse, dont ADAMAS est le Conseil tant en France qu’en Chine.